Il n'y a probablement rien de pire que de douter de soi. Quelques échecs, des contretemps, un « coup de blues », et voilà qu'on s'engouffre dans ce qu'il y a lieu de nommer : la spirale négative ! Comment sortir de cette spirale ? Comment retrouver sa confiance en soi ? Il n'y a pas de recettes miracles, par contre il semble improbable que l'on puisse passer de « winner » à « looser » en 24 heures !
Après la pluie vient le beau temps .
Tout le monde connaît l'expression « après la plus vient ... », et pourtant personne n'aime se la voir entendre ! Car bien évidemment, s'entendre dire cette expression ne fait que rappeler l'état dans lequel on se trouve à ce moment là, c'est-à-dire dans la gadoue ! En principe il n'y a rien de spécialement alarmant à connaître des contretemps. Parfois les circonstances font que les choses deviennent différentes. Et puis, il faut accepter que l'être humain n'est pas une machine et qu'il lui arrive de connaître quelques passages à vide.
Le plus important est sans aucun doute de se relever au plus vite, de se remettre en question et d'aller au charbon à nouveau !
Nous ne sommes pas des machines : personne n'est à l'abri de connaître des temps plus difficiles
Un fait amusant est assez fréquent dans la presse sportive : l'équipe locale remporte un match important, et ce sont des pages entières d'éloges qui sont consacrés aux joueurs et au staff. Par contre, une défaite suffit à ce qu'on remette tout en question et qu'on lance des débats du style : « L'équipe n'avait-t-elle pas évolué en surrégime ? » ; « Ont-ils les moyens de leurs ambitions ? » ; etc.
Incroyable quand même ! Des journalistes -sensés être - des personnes objectives et de bon sens peuvent, à certains moments, concevoir que l'on puisse passer « de héros à zéro » en quelques heures ! Bon, l'exemple est probablement un peu particulier car le sport c'est avant tout la compétition, l'émotion et la passion de la victoire ! Néanmoins, on peut considérer que dans la vie on pense et on agit passionnément. Douter de soi fait partie des émotions négatives qui traversent notre esprit et que l'on se doit d'éradiquer !
Les facteurs aggravants
Il existe des facteurs qui rendent plus pénibles les périodes de vaches maigres.
1) Le premier est le manque de résultats (apparents) : bien entendu on ne peut pas se voiler la face et refuser de constater que « les résultats ne sont pas bons ». Avant de retrouver des résultats il existe diverses étapes telles que : retrouver sa confiance en soi, faire un plan d'action (seul ou avec un coach ou un « bon conseiller »), développer de nouvelles stratégies, travailler sur certains aspects spécifiques, et y aller à nouveau ! Bizarrement, c'est dans les moments d' « intense concentration » que les doutes n'ont jamais été aussi élevés ! La raison est simple : le manque de résultats concrets (ou apparents) ne peut permettre de retrouver la sérénité d'antan.
2) Le second facteur aggravant est le temps qui passe : quelle que soit sa situation, le temps joue toujours en notre défaveur. Même lorsque les choses vont bien, le phénomène d'érosion fait que chaque chose (situation ou entreprise) a besoin d'être entretenue régulièrement. Par contre, lorsque les choses ne vont pas bien les premiers doutes apparaissent. On peut - et d'ailleurs on se doit ! - de les dissiper au plus vite et rester lucides ! Le manque de résultats apparents fait que les doutes ne sont jamais totalement dissipés, et le temps qui passe accentue la pression. Donc oui ! A un certain moment il va falloir des résultats, car les dernières issues sont : licenciements, séparations, ... et dans les cas les plus extrêmes c'est la grosse déprime assurée !
C'est justement pour ne pas en arriver là qu'on se doit d'anticiper les facteurs aggravants. Quand on est responsable il nous faut tirer la sonnette d'alarme dès qu'il y a le moindre signe que « ça ne va pas » ou que « ça va moins bien ».
Eviter la pression négative
Tout le monde sait que ça arrive d'avoir de moins bonnes périodes. Et parce que tout le monde sait ça, beaucoup auraient envie de maîtriser certaines idées évoquées plus haut. A ce titre il est important de connaître la différence entre la pression négative et la pression positive. La pression positive est celle qui nous pousse à aller de l'avant avec enthousiasme, autrement dit c'est la course vers les objectifs majeurs de nos vie et de nos carrières. Le chemin des récompenses, de la reconnaissance, et de la satisfaction personnelle.
La pression négative, au contraire, est celle qui nous glisse sournoisement dans l'oreille : « encore un pas de travers et tu goûteras au véritable calvaire ! ». Ce n'est pas du tout le même type de pression ! L'une nous pousse à nous sublimer, l'autre par contre nous paralyse jusqu'à nous faire perdre le peu de moyens qu'il nous reste !
Il suffit de voir une équipe qui joue le haut de tableau : chaque semaine il y a la pression de la victoire ! Une défaite peut, à elle seule, faire perdre tout le bénéfice des mois de travail écoulés, et pourtant l'équipe qui est en tête gagne ! Elle se retrouve le plus souvent toujours en tête à la fin du championnat ou au pire, dans les positions honorifiques. Au contraire, une équipe qui ne gagne pas connaître les pires difficultés à s'extirper de la spirale de la défaite ! L'expression « avoir la peur au ventre » prendra tout son sens jours après jours, semaine après semaines, ...
Les jambes ne tremblent pas pareil lorsqu'on est à deux doigts d'atteindre le nirvana, ou au contraire lorsque l'on s'apprête à descendre au purgatoire.