Tous les experts s'accordent à le dire, nous vivons dans un monde de plus en plus compétitif. Il n'y a pas besoin d'être un expert pour se rendre compte que l' « ultralibéralisme » s'est imposé comme le modèle de l'économie mondiale. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Si chacun peut en débattre, il s'agit d'une réalité dont nous devons considérer les répercutions éventuelles sur nos parcours individuels.
Les riches deviennent de plus en plus riches .
Il est facile de trouver un système « immoral » lorsqu'il devient une fatalité. Par rapport à cela, nous pensons qu'il s'agit d'un vieux réflexe humain que de considérer une chose comme « fatalité » pour se donner de bonnes raisons de ne pas agir. Ne transformons pas la réalité ! Nos manuels scolaires nous montrent l'origine de certaines expressions : ainsi la dette exorbitante du tiers-monde grandit de manière exponentielle chaque année à cause de la hausse des taux d'intérêt. Plus on rembourse, et plus la dette augmente. Voilà entre autres comment se vérifie que les riches deviennent de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres.
Naturellement cela est immonde, tout le monde s'accordera à le dire ! Néanmoins il est peut-être tout aussi « malsain » de se sentir directement concerné par cette thèse lorsque l'on vit dans un pays occidental (dans une économie de marché) et qu'on possède un confort qui se situe au-delà de la moyenne dans le monde, c'est-à-dire : posséder une voiture (parfois une belle voiture), un toit, la télévision, une connexion internet, un téléphone portable, une Playstation, etc.
Il est facile de se sentir privilégié lorsque l'on regarde ceux que la vie a le plus éprouvés. Reconnaissons que notre système « immonde vis-à-vis de certains » n'interdit ni la compassion, ni les ambitions saines.
Multiplier par zéro rend nulle toute équation
La compassion passive n'apporte aucune solution. Il est très facile de critiquer un système, mais quand on regarde de plus près, un type comme Bill Gates - l'homme le plus riche du monde, un des symboles du capitalisme - décide en 2006 de consacrer 95 % de sa fortune à la lutte contre les maladies et l'analphabétisme dans les pays du Sud. Sa fondation a déjà dépensé 9,26 milliards de dollars, en particulier pour vacciner 55 millions d'enfants. Fantastique n'est-ce pas ? Et pourtant, il est courant d'entendre : « Si j'avais les moyens je le ferai aussi » (bien qu'on parle de 95% de sa fortune !) ; cela est une chose. Ceci dit, donner ne fusse que 2,5% de sa fortune (quelle qu'elle soit) pour les défavorisés suffirait à anéantir la faim dans le monde
Avoir des buts et de l'ambition sont deux choses tout à fait louables. Mais il est important de se donner les moyens de ses ambitions. Plutôt que de regarder les riches « devenir plus riches », regardons précisément ce qu'ils ont fait et comment ils l'ont fait ! Les nombreuses « success stories » de ce monde ont fait tomber le mythe que les gens riches provenaient de familles initialement aisées.
Nous vivons dans une espèce de « Dream Society » où chacun peut réaliser tous ses rêves, à condition d'y croire très fort et de se focaliser sur une série d'objectifs intermédiaires qui permettent d'atteindre les plus hauts sommets.
La difficulté fait émerger le courage et la créativité
Si tout était si facile, tout le monde le ferait. Et c'est ce qui se passe ! Sondez un échantillon de personnes, et demandez leur d'abandonner leur emploi qui - selon eux - paie peu (en réalité qui paie bien, en fonction des tâches spécifiques à accomplir) pour se lancer comme travailleur autonome. La plupart vous diront (peut-être à juste titre) que cela est trop risqué et trop difficile. Rétorquez : « Que feras-tu le jour où ton patron n'aura plus besoin de toi », vous aurez des chances d'entendre : « Eh bien j'irai au chômage » ; un réflexe naturel, et à vrai dire - dans un contexte où les gens souffrent d'un manque de créativité et d'une crainte assez prononcée face au changement - assez compréhensible. Pendant ce temps, les nouvelles élites se construisent ...
Plus la pente est abrupte, rocailleuse, laborieuse ; moins il y a de prétendants au sommet.
Il est clair qu'à court terme, se situer « dans la moyenne » n'a rien d'alarmant. D'autant que nous avons la chance de vivre - lorsque l'on vit en Europe occidentale - dans un pays "riche, où l'on jouit dans la plupart des cas d'une bonne qualité de vie. Il suffit de toucher 900 EUR au chômage « à rien faire » - parfois depuis plus de dix ans - pour se rendre compte des ressources dont nous disposons.
Evidemment, ce n'est pas cela qui va encourager la créativité et le développement. On en revient donc toujours à la même chose - toutes proportions gardées - ceux qui ont le courage comme richesse deviennent de plus en plus riches, les pauvres (intellectuellement), de plus en plus pauvres.
La sélection naturelle va choisir les leaders de demain. Les plus forts survivront, tandis que les plus faibles se contenteront de ce que « le système » choisira de leur donner. Que ce soit via un salaire négocié par des gens de plus en plus puissants face aux syndicats, ou via des revenus de solidarité maîtrisés par ces mêmes gens qui auront peut être moins envie dans le futur de se solidariser avec des individus qui ne font pas un minimum d'efforts. Quoi qu'il en soit, connaitre les règles fait de nous, aujourd'hui, des êtres responsables.
Si vous recevez ce genre de messages dans votre messagerie électronique, c'est peut-être un signe du destin. Un signe que cette « sélection » vous a peut-être déjà nominé(e). Répondez à l'appel et placez-vous en première ligne en vous fixant des objectifs, acceptez la part de risques, et passez à l'action !